Le JWST franchit d’importants jalons en février 2019

Le JWST franchit d’importants jalons en février 2019
L’élément du vaisseau (gauche) et les éléments du télescope (droite) de Webb se retrouvent dans la salle blanche de Northrop Grumman lors de leurs tests. Crédit : Northrop Grumman

Février 2019 fut un mois charnière pour le télescope spatial James Webb (JWST). Celui-ci a complété une série de tests qui avait pour but de simuler les conditions extrêmes d’un lancement de fusée dans l’espace. Ces tests furent particulièrement importants, puisque c’est lors de ces mêmes tests en avril 2018 que plusieurs problèmes avec l’écran solaire du JWST ont été identifiés. Ces problèmes ont causé le délai de lancement le plus récent de la mission; la date prévue de lancement est maintenant en mars 2021.

Lors du lancement de Webb, la fusée Ariane 5 de l’Agence spatiale européenne produira des ondes sonores et des vibrations d’intensité impressionnante desquelles Webb devra être protégé. Lors de son séjour à Redondo Beach en Californie, le vaisseau de Webb a été assujetti à des ondes sonores et des vibrations par les ingénieurs de Northrop Grumman, un des principaux sous-contractants de la NASA pour ce projet, pour simuler ces conditions de lancement.

« L’environnement acoustique du lancement contient 10 fois plus de pression sonore, est 100 fois plus intense et 4 fois plus bruyant qu’un concert de musique rock », dit Paul Geithner, chef de projet adjoint – technique pour le JWST au NASA Goddard Space Flight Center (GSFC) à Greenbelt, au Maryland. Puisque Webb sera en opération à une distance de 1,5 million de kilomètres de la Terre et ne sera pas réparable lors de sa mission, il est impératif que la série entière de tests du télescope avant le lancement soit effectuée de manière rigoureuse.

Le vaisseau de Webb ne compte que pour une seule moitié de l’observatoire en entier. La seconde moitié consiste en les éléments du télescope et les instruments scientifiques de Webb. Ceci inclut la contribution de l’équipe canadienne du JWST, un instrument scientifique et un détecteur de guidage, qui a été livrée au NASA GSFC en 2012.

Maintenant que cette étape cruciale est derrière elle, l’équipe de techniciens et d’ingénieurs de Webb passera aux tests thermiques sous vide où le vaisseau de Webb subira une simulation des températures extrêmes et du vide de l’espace. L’élément du vaisseau sera intégré avec les éléments du télescope de Webb pour que l’observatoire en entier puisse ensuite passer au test.

Webb est un projet international mené par la NASA, l’Agence spatiale canadienne (ASC) et l’Agence spatiale européenne (ESA). Au Canada, le chercheur principal du projet est le directeur de l’iREx René Doyon. En échange pour sa contribution à la mission, le Canada recevra 450 heures de temps d’observation garanti lors des quelques premières années d’opération du télescope. Ce temps sera divisé entre neuf programmes scientifiques qui couvriront une large gamme de cibles : des exoplanètes, des naines brunes et des galaxies lointaines, entre autres. Plusieurs de ces programmes sont menés par des membres de l’iREx et de l’OMM, dont David Lafrenière, Étienne Artigau et Loïc Albert. De surcroît, le Canada recevra 5 % du temps d’observation général de Webb lors de l’entièreté de la mission.

Une fois lancé, le JWST sera le meilleur observatoire scientifique spatial au monde. Son développement, ainsi que sa mission scientifique, sont intimement liés à ceux de l’Institut de recherche sur les exoplanètes et de l’Observatoire du Mont-Mégantic. Restez à l’affût pour la suite!

 

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