November 19, 2017

L’OMM vient de livrer la caméra IR de SPIRou

L’OMM a livré le 28 février la caméra infrarouge du spectropolarimètre SPIRou.

SPIRou est un projet international piloté par la France, et impliquant, outre le Télescope Canada-France-Hawaii (TCFH), le Canada, la Suisse, le Brésil, Taiwan et le Portugal. Il s’agit d’un spectropolarimètre doublé d’un vélocimètre de haute précision optimisé pour la détection des exoTerres habitables autour d’étoiles naines rouges, ainsi que pour l’étude de la naissance des étoiles et des planètes. Read More

Hommage aux astrophotographes amateurs du Québec – 02/17

On ne soulignera jamais assez les talents des astronomes amateurs pour l’astrophotographie. Chaque 22 du mois, l’OMM rend hommage à des astrophographes de talent du Québec. Ce mois-ci Claude Duplessis a « transité » devant les 7 nouvelles planètes de TRAPPIST-1 avec son image INCROYABLE de la lumière zodiacale ! WOW. À couper le souffle ! Bravo !

Voici la liste de nos récipiendaires depuis la création de cet hommage.

  • 22 avril –  Roch Lévesque – Mars et Jupiter
  • 22 mai – Frédéric Caron – M51
  • 22 juin – Benoît Gagnon – La lune
  • 22 juillet – Daniel Fournier – Le Soleil
  • 22 aout – Brice Fayd-d’Hebre – NGC7129
  • 22 septembre –  Yanick Bouchard  – IC5146
  • 22 octobre – Mario Hébert –  NGC1300
  • 22 novembre – Richard Beauregard – IC443
  • 22 décembre – Martin Dufour  – NGC6960
  • 22 janvier – Roger Ménard – NGC 869 et NGC 884
  • 22 février – Claude Duplessis – Lumière zodiacale

 

 

Hommage aux astrophotographes amateurs du Québec – 01/17

On ne soulignera jamais assez les talents des astronomes amateurs pour l’astrophotographie. Chaque 22 du mois, l’OMM rendra hommage à des astrophographes de talent du Québec.  En ce mois de janvier 2017, c’est Roger Ménard qui s’illustre avec cette superbe image au piqué incroyable du double amas ouvert de Persée. Read More

Bonne nouvelle pour l’environnement – la ville de Montréal réduit l’augmentation de la pollution lumineuse.

L’Observatoire du Mont-Mégantic (OMM) et le Centre de recherche en astrophysique du Québec (CRAQ) se réjouissent de l’annonce faite mercredi le 18 janvier par la Ville de Montréal dans le dossier de l’éclairage urbain. Dans son point de presse, le maire de Montréal, M. Denis Coderre, a expliqué que tous les lampadaires seront munis de DEL (diode électroluminescente) à 3000 K. Outre le fait que ces DEL seront moins éblouissantes et plus chaleureuses que celles qui étaient initialement proposées, ce choix diminuera aussi l’impact sur la pollution lumineuse.

La lumière émise par une source d’éclairage contenant une forte proportion de lumière bleue est davantage diffusée dans le ciel –  c’est ce qui explique pourquoi le ciel est bleu – que les autres couleurs, contribuant ainsi à un accroissement de la pollution lumineuse. Les DEL à 3000 K émettent environ 30% moins de lumière bleue que ceux à 4000 K qui avaient initialement été choisies.

 

 « C’est un grand pas dans la bonne direction que vient de faire l’administration Coderre. Par ce choix et en supposant que le flux lumineux installé soit réduit de 66% au lieu du 50% comme il était prévu initialement, la pollution lumineuse n’augmenterait pas à Montréal au terme de ce projet de conversion aux DEL » note Martin Aubé, membre du CRAQ et professeur-chercheur du groupe de recherche transdisciplinaire sur la pollution lumineuse du Cégep de Sherbrooke.

Le professeur mentionne aussi qu’avec les systèmes de contrôle qui seront installés par la ville, il serait même possible non seulement de limiter l’augmentation mais bien de réduire la pollution lumineuse en diminuant davantage le flux après 23h ou minuit.

« L’OMM salue la décision de la Ville de Montréal, un choix de compromis qui permettra de minimiser la pollution lumineuse. Les DEL blanches auraient été une véritable catastrophe pour tous les astronomes amateurs de la grande région de Montréal » déclare le professeur René Doyon, astrophysicien à l’Université de Montréal et directeur de l’OMM et de l’Institut de Recherche sur les Exoplanètes.  Et d’ajouter que « Les villes de Sherbrooke et Lac-Mégantic, ainsi que tous les villages de la réserve de ciel étoilée du Mont-Mégantic (RCEMM), ont depuis longtemps adopté une réglementation plus sévère en optant pour des DEL ambrées à 1800 K offrant un minimum de pollution lumineuse. »

La décision de la Ville de Montréal est donc une excellente nouvelle autant pour les citoyens que pour les amateurs du ciel étoilé.

Hommage aux astrophotographes amateurs du Québec – 12/16

On ne soulignera jamais assez les talents des astronomes amateurs pour l’astrophotographie. Chaque 22 du mois, l’OMM rendra hommage à des astrophographes de talent du Québec.  En ce mois de décembre 2016, c’est Martin Dufour qui s’illustre avec la fameuse nébuleuse du voile NGC 6960. Read More

Hommage aux astrophotographes amateurs du Québec – 11/16

On ne soulignera jamais assez les talents des astronomes amateurs pour l’astrophotographie. Chaque 22 du mois, l’OMM rendra hommage à des astrophographes de talent du Québec.  Ce mois-ci c’est Richard Beauregard qui s’illustre avec cette superbe image de IC443 :

ic443

Voici la liste de nos récipiendaires depuis la création de cet hommage.

  • 22 avril –  Roch Lévesque – Mars et Jupiter
  • 22 mai – Frédéric Caron – M51
  • 22 juin – Benoît Gagnon – La lune
  • 22 juillet – Daniel Fournier – Le Soleil
  • 22 aout – Brice Fayd-d’Hebre – NGC7129
  • 22 septembre –  Yanick Bouchard  – IC5146
  • 22 octobre – Mario Hébert –  NGC1300
  • 22 novembre – Richard Beauregard – IC 443

Alignement du miroir primaire complété

Des milliers de personnes, pendant plus de  deux décennies, ont contribué à la construction du plus grand télescope spatial jamais créé. La phase de l’alignement du miroir principal du télescope spatial James Webb est maintenant complété et a été réalisée dans l’une des plus grandes salles blanches du monde, située au NASA’s Goddard Space Flight Center au nord de Washington. L’OMM, l’Agence Spatiale Canadienne et leur partenaires canadiens ont largement contribué à ce succès en livrant un des 4 instruments de télescope : FGS/NIRISS.

Credit: NASA’s Goddard Space Flight Center/Michael McClare

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Associé de recherche en astrophysique expérimentale (JWST instrument scientist)

Le poste d’associé de recherche (JWST instrument scientist) en astrophysique expérimentale, est un poste offert à cheval entre l’Observatoire du Mont-Mégantic (OMM) et l’iREx. L’OMM est un des leaders canadiens dans le développement de l’instrumentation pour les télescopes sur Terre et dans l’espace. L’iREx, quand à lui, regroupe les meilleurs chercheurs et leurs étudiants afin de tirer pleinement profit des grands projets observationnels en cours ou à venir, avec l’objectif ultime de trouver de la vie ailleurs dans l’Univers.

mural_lgLe concours ouvert propose de combler un poste d’associé de recherche pour contribuer au développement de l’instrument FGS/NIRISS – Fine Guidance Sensor/Near-Infrared Imager and Slitless Spectrograph, l’instrument construit par le Canada pour le télescope spatial James Webb (JWST), et financé par l’Agence Spatiale Canadienne.

Le candidat choisi travaillera depuis l’Université de Montréal et jouera un rôle de leader – 30% de ses tâches – dans le développement de l’instrument NIRISS et plus spécifiquement  dans le développement des logiciels d’analyse,  de réduction de données et des outils de simulation. Le candidat doit aussi posséder une solide expérience dans le domaine de la recherche sur les exoplanètes. 30% de son temps sera consacré à la recherche dans ce domaine particulier.

Le candidats idéal doit  posséder un diplôme universitaire de doctorat en physique avec une très grande expérience dans le développement de logiciels complexes d’analyse et de réduction de données dans le domaine de l’astronomie. La durée du contrat est de 2 années, renouvelable d’année en année au regard de la disponibilité des fonds.

La date d’entrée en fonction est prévue début juillet 2017. Les émoluments seront calculés en fonction de l’expérience et compétitifs avec les autres centres de recherches internationaux.

Toute personne qui désire déposer sa candidature doit faire parvenir par courriel,  son curriculum vitae, une liste de publication, et un descriptif des activités de recherche présentes et envisagées ainsi qu’une lettre de présentation. Les candidats doivent également demander à trois (3) personnes de faire parvenir une lettre de recommandation à l’intention du professeur René Doyon à l’adresse suivante : irex@astro.umontreal.ca

Le candidat devra subir avec succès une enquête de sécurité en vertu du Règlement sur les marchandises contrôlées. 

Faire carrière à l’UdeM : aider la société, relever des défis et être considéré

L’Université de Montréal forme avec ses écoles affiliées, HEC Montréal et Polytechnique Montréal, le premier pôle d’enseignement et de recherche du Québec par son nombre d’étudiants et de professeurs, ainsi que son volume de recherche.

Nos employés peuvent compter sur une rémunération globale concurrentielle, des conditions de travail et un milieu de vie exceptionnels. L’Université de Montréal prône l’inclusion et l’équité en emploi.

Nous invitons les femmes, les membres des minorités visibles et ethniques, les Autochtones et les personnes handicapées à présenter leur candidature.

Des astronomes des quatre coins du globe réunis à Montréal pour la conférence « Exploring the Universe with JWST-II »

Pendant la semaine du 24 au 28 octobre 2016 avait lieu la deuxième édition de la conférence « Exploring the Universe with JWST». Une centaine de chercheuses et chercheurs internationaux se sont rassemblés à l’Université de Montréal pour discuter des programmes scientifiques du télescope spatial James Webb (JWST). Ce télescope optimisé pour la lumière infrarouge, qu’on qualifie souvent de successeur au télescope spatial Hubble, constituera une réelle révolution dans le domaine de l’astronomie.

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Une revue de l’état d’avancement du télescope a d’abord été faite par Jonathan Gardner, du Goddard Space Flight Center de la NASA. René Doyon, directeur de l’OMM, de l’iREX et chercheur principal d’un des instruments du télescope, confirme: « Le lancement devrait avoir lieu comme prévu en octobre 2018 à Kourou, en Guyane ».

Les chercheurs présents ont échangé sur les multiples questions scientifiques qui pourront être étudiées grâce aux quatre instruments de JWST dans des domaines diversifiés comme la cosmologie, l’étude des galaxies, le système solaire, la formation stellaire, les populations d’étoiles et les exoplanètes.

L’iREx, qui organisait la conférence en collaboration avec l’Observatoire du Mont-Mégantic (OMM), avec le support du Centre de Recherche en Astrophysique du Québec, comptait plusieurs participants. David Lafrenière, professeur à l’iREx, a présenté l’instrument canadien, au nom de l’équipe dirigée par René Doyon. La communauté scientifique a beaucoup d’espoir envers cet instrument, appelé NIRISS, pour « Near-Infrared Imager and Slitless Spectrograph ». NIRISS sera capable de décomposer la lumière d’une étoile qui traversera l’atmosphère d’une exoplanète en transit afin d’étudier la composition chimique de cette dernière.

« C’est la première occasion qu’on aura de détecter des gaz dans l’atmosphère d’une exoplanète terrestre. Il est possible qu’on arrive à identifier des molécules qui, sur Terre, sont générées en grande quantité par la vie, comme l’oxygène ou le méthane. Le débat sera alors ouvert à savoir si ces molécules ont été créées par la vie sur ces planètes », explique Loïc Albert, scientifique de l’iREx et de l’OMM qui travaille sur NIRISS.mural_lg

Les équipes qui conçoivent les instruments reçoivent plusieurs centaines d’heures d’observation garanties avec le télescope. La conférence était donc une excellente occasion pour eux de partager leurs idées avec la communauté scientifique afin de déterminer les meilleures cibles qui pourront être observées lors de ce temps garanti.

En marge de cette conférence avait aussi lieu mercredi soir une conférence grand public donnée par David Charbonneau. Professeur à l’Université Harvard, il a notamment été le premier à détecter une exoplanète par la méthode du transit en 1999. Lors de cette conférence, organisée conjointement avec l’Agence Spatiale Canadienne et AstroMcGill, et qui a attiré quelques 500 personnes, le Dr. Charbonneau a tenté de répondre à la question « Comment trouver une planète habitée ? »

La conférence scientifique s’est conclue sur une présentation de Garth Illingworth, professeur à l’Université de la Californie à Santa Cruz et porte-parole du comité chargé d’optimiser le rendement scientifique de JWST.

« Cet outil, dont la durée de vie attendue est entre 5 et 10 ans, constitue un investissement considérable. Des conférences comme celles-ci permettent à la communauté scientifique de se préparer afin d’en exploiter aux maximum les capacités », résume René Doyon.

La première édition de la conférence avait eu lieu aux Pays-Bas en octobre 2015. Le télescope spatial James Webb est une collaboration internationale entre les agences spatiales américaine (NASA), européenne (ESA) et canadienne (CSA).

La caméra de SPIRou fabriquée et testée à l’UdeM et l’Université Laval

Les travaux conjoints des nos deux laboratoires d’astrophysiques à l’Université de Montréal et à l’Université Laval sont actuellement dédiés aux tests de performances de la caméra de l’instrument SPIRou.

Le spectrographe SPIRou inclut une caméra qui  concentrera, sur le détecteur scientifique,  le faisceau diffracté et collimé venant des prismes, du grisme et de la parabole. Cet impressionnant ensemble opto-mécanique se compose de 5 grandes lentilles successives (jusqu’à 237 mm de diamètre et 35 mm d’épaisseur) réalisées en verres spécifiques offrant des performances optimales dans le proche infrarouge: trois en BaF2 (Fluorure de baryum), une en Infrasil (silice fondue) et une en S-FTM16.

Chaque lentille est maintenue en position par plusieurs dispositifs mécaniques minimisant les contraintes optiques et compensant la contraction thermique lors du refroidissement du spectrographe jusqu’à des températures cryogéniques (80 K). L’ensemble annulaire soutient la caméra sur le banc optique du spectrographe et permet le réglage de l’inclinaison.

La caméra scientifique a été conçue par l’Université Laval (UL) et l’Université de Montréal (UdeM) sous la supervision d’Olivier Hernandez, Simon Thibault, Philippe Vallée, Étienne Artigau et René Doyon. L’alignement et les essais opto-mécaniques, en cours à l’UdeM, consistent à mesurer le dos et les distances focales effectives de l’assemblage complet, à température ambiante pour confirmer que chaque objectif est bien dimensionné et correctement positionné.
La prochaine étape d’intégration consistera à monter le détecteur de test sur le côté arrière et au plan focal de la caméra au cours du mois de novembre.

 

Camera integration and Tests

Barillets mécaniques conçus à l’UdeM
(©UL-UdeM)

Camera integration and Tests

Face avant de la caméra en tests optiques à l’UL.
(©UL-UdeM)